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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU JEUDI 11 JUIN 2009

LE SOLEIL : POLITIQUES DE SANTÉ : Approche concertée pour des réponses communautaires

Les acteurs de la Société civile impliqués dans le domaine de la Santé ont mené une réflexion sur la participation communautaire dans les politiques de santé. C’est à l’occasion du forum international sur la promotion de la santé communautaire en Afrique qui se tient à Dakar jusqu’au 12 juin. Le forum international sur la promotion de la santé communautaire en Afrique tient sa première édition au Sénégal. C’est une initiative du Congad (Conseil des Ong pour l’appui au développement). Il vise à consolider le partenariat entre la Société civile, les institutions et les services étatiques pour la construction et la mise en œuvre de réponses communautaires efficientes face aux problèmes de santé. Cette rencontre, en tant que prolongement de la conférence internationale conjointe sur la santé communautaire tenue en novembre 2006 à Addis-Abeba, traduit, selon le représentant de l’Oms (Organisation mondiale de la Santé), « le respect par le Sénégal et les pays de la sous-région, des engagements internationaux sur les politiques de promotion de la santé ». A Dakar, au cours de la cérémonie d’ouverture, le représentant de l’Oms a précisé que « l’un des principes de cette rencontre internationale est de traduire en actions au niveau national, les résolutions de la conférence ». Dans la même lancée, Farba Lamine Sall, directeur de Cabinet du ministre de la Santé, a affirmé que « la santé communautaire est incontournable pour un développement durable, car les huit Objectifs du millénaire pour le développement, Omd, sont liés à la promotion de la santé ». Il a rappelé la nécessité de l’application de la charte d’Ottawa qui met en exergue la participation communautaire à l’effort de santé. Il n’a pas manqué de poser la problématique de la conception et de la mise en œuvre de politiques de santé basées sur une approche communautaire et participative. « Comment mobiliser les ressources locales nécessaires et comment maximiser les efforts pour une réelle implication communautaire ? », s’est-il interrogé avant de mettre en exergue les efforts faits par le Sénégal dans la promotion de la santé communautaire avec l’initiative « Badiénou Gokh » (femmes leaders) et la stratégie « médecins sans blouse ».

Farba Lamine Sall a ainsi invité les acteurs de la Société civile en partenariat avec l’Etat à approfondir la réflexion pour une parfaite implication des ressources locales et à puiser sur les potentialités endogènes pour la conception de politiques de santé pertinentes. La coalition de la Société civile a apporté une importante contribution sur les interventions de santé communautaire. Comme l’affirme Momar Talla Kane, président du Congad.

Selon lui, « la faible prévalence du Vih/Sida est le résultat d’une synergie d’actions des organisations de la Société civile dans la prévention, le dépistage et la prise en charge des Personnes vivant avec le Vih ».

La rencontre s’achève demain.

LE SOLEIL : RÉDUCTION DE LA MORTALITÉ NÉONATALE : Lancement d’un projet dans les régions de Louga et Saint-Louis

Mme Ndèye Khady Diop Mbaye, ministre d’Etat chargé de la Famille, de la Sécurité alimentaire, de l’Entreprenariat féminin, de la Micro finance et de la Petite enfance a procédé, à Louga, au lancement du projet de développement intégré de la petite enfance dans les régions de Louga et de Saint-Louis. « Ce projet que nous lançons est le résultat d’une coopération décentralisée et d’un match de football joué il y a un peu plus de deux ans entre le Sénégal et la Norvège. Et comme résultat, le bureau norvégien de Plan a mis à la disposition de Plan-Sénégal une enveloppe de 1,5 milliard de Fcfa", a déclaré à Louga, le directeur national de Plan-Sénégal, M. Ousmane Raymond Sèye.

Selon lui, ce projet vise à réduire dans les 5 prochaines années la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile de 30.000 enfants de 17 Communautés rurales des régions de Louga et de Saint-Louis. Il va s’employer à améliorer le développement psychomoteur, cognitif et socio affectif des enfants de 0 à 6 ans. Pour Mme le ministre d’Etat, Ndèye Khady Diop, "c’est un projet qui vient à son heure si l’on considère les difficiles conditions de vie de ces couches sociales avec les conséquences néfastes sur leur santé ». Elle a révélé qu’au Sénégal, si l’on a noté une baisse de la mortalité infanto juvénile, la mortalité maternelle et néonatale est, pour sa part, passée au cours de ces dernières années, de 31 à 34,9 pour mille. L’analyse des causes fait ressortir, selon le ministre d’Etat, plusieurs facteurs qui influencent des comportements qui favorisent le décès des femmes et des enfants. Parmi ces facteurs, elle citera la pauvreté des femmes, l’analphabétisme, le faible pouvoir de décision des femmes et leur faible accès à l’eau potable et à l’assainissement. Mme Ndèye Khady Diop a vivement salué ce nouveau programme de Plan-Sénégal qui permettra de renforcer la capacité des mères et des autres membres de la famille sur la survie et l’éveil du jeune enfant. Le projet prendra aussi en compte neuf stratégies dont la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant en milieu communautaire, la stimulation de l’enfant au niveau familial et communautaire mais également le suivi évaluation.

LE SOLEIL : LUTTE CONTRE LA POLIOMYÉLITE : 74 millions d’enfants à vacciner en Afrique de l’Ouest Plus de 400.000 vaccinateurs vont sillonner dans les prochaines semaines, 11 pays d’Afrique de l’Ouest, pour vacciner 74 millions d’enfants contre la poliomyélite. Ces pays sont : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sierra Leone et Togo. L’information est donnée par l’Oms, l’Unicef et le Rotary international, dans un communiqué transmis à notre rédaction. En 2009, 62 cas de poliovirus sauvage ont été confirmés dans sept pays jusque-là exempts de poliomyélite. La semaine dernière, il a été confirmé que l’épidémie avait atteint l’ouest de la Guinée, où le premier cas de poliomyélite avait été signalé depuis 2004. Pour arrêter la propagation de la maladie, le Vaccin antipoliomyélitique oral (Vpo) sera livré porte à porte dans toutes les villes et villages de la région ouest africaine.

APS : Thionck-Essyl se prévaut de résultats ’’largement positifs’’ et distingue ses agents

Le médecin-chef du district sanitaire de Thionck-Essyl, Oumar Sagna s’est réjoui mercredi des résultats ‘’largement positifs’’ engrangés par son district en matière de lutte contre la mortalité maternelle et le paludisme. ‘’Nous avons un bilan largement positif’’, a-t-il soutenu lors de la cérémonie de remise de distinctions à des agents du district. Pour le paludisme, il a fait état d’un taux de prévalence de moins 2%. La cérémonie s’est déroulée en présence du médecin-chef de la région médicale de Ziguinchor, du maire de la Commune et des partenaires dont USAID et Intrahealth, entre autres.

Mis sur pied en 2004, le district sanitaire de Thionck-Essyl polarise 14 villages.

Concernant la remise de distinction à des agents, le médecin-chef, Oumar Sagna a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre du ‘’leadership’’ et la ‘’responsabilisation’’’ de ces agents dans le but d’améliorer ‘’les performances du district’’ en matière de lutte contre la mortalité maternelle et le paludisme. C’est aussi une ‘’autre forme de motivation’’ des agents, car la question de la motivation est à l’origine de beaucoup de crises dans le système sanitaire, a-t-il dit. Il s’agit de reconnaître les infirmiers méritants, selon lui. La cérémonie de remise de distinctions inaugure une ‘’ère extrêmement importante’’ dans la vie du personnel du district de Thionck-Essyl, car elle ‘’valorise le travail que ce personnel est entrain de faire’’ dans la lutte contre la mortalité maternelle et le paludisme, a expliqué le Dr Sagna. Le médecin-chef de la région médicale de Ziguinchor, Mame Demba Sy qui a souligné que le district de Thionck-Essyl est un ‘’des meilleurs du Sénégal’’ a plaidé pour un accompagnement des autorités locales. Lors de la cérémonie, le maire de Thionck-Essyl, Amadou Sadio, a invité les populations du Blouf et de la Casamance à parler à leurs ’’frères’’ pour que la paix revienne définitivement dans le sud du Sénégal. M. Sadio s’est montré particulièrement préoccupé par les agressions commises la semaine dernière dans sa commune par des hommes armés sur des passants et des boutiquiers. ’’Parlons à nos frères ! Parlons-nous pour que la paix revienne’’, a-t-il lancé.

APS : La santé de l’enfant est ’’au cœur des préoccupations’’ du gouvernement, selon un officiel

La directrice de la protection des droits de l’enfant, Nafissatou Sar Sow, a indiqué mercredi à Dakar que le problème de la survie de l’enfant est ‘’au cœur des préoccupations’’ du gouvernement sénégalais. ‘’L’enfance fait l’objet d’une attention particulière de l’Etat du Sénégal’’, a-t-elle affirmé, au cours du panel d’information sur la Journée de l’enfant africain à Dakar.

Ce thème fait partie ‘’des problèmes cruciaux’’ qui entraînent ‘’une remise en cause sans précédent, car il ne se passe pas un jour sans que la presse ne rapporte un cas de violence faite aux enfants’’ a ajouté Mme Sow. Elle a estimé que ‘’devant ces fléaux, il urge de mener une action, un plaidoyer fort à l’endroit des dirigeants et une sensibilisation des populations d’où le rôle des médias qui est incontournable’’ pour faire passer l’information. Pour sa part, Docteur Gorgui Diaw, inspecteur de santé, gynécologue à l’hôpital général de Grand Yoff a fait savoir qu’‘’on ne peut pas parler de survie de l’enfant sans parler de celle de la mère’’. Dans un exposé sur le thème : ‘’santé maternelle et néonatale’’, le docteur Gorgui Diaw s’est toutefois désolé que cela devienne ‘’une expérience désastreuse ces derniers temps’’.

‘’Le meilleur protecteur du bébé, c’est sa maman. Mais de nos jours, la grossesse est devenue un véritable parcours de combattant pour les mamans’’, s’est-il désolé. Pour une meilleure prise en charge de la mère, il a relevé qu’‘’il faudrait qu’elle connaisse l’évolution même de la grossesse (accouchement, physiologie de l’accouchement...). Le docteur Diaw a fait savoir que la mortalité maternelle ‘’c’est traumatisant, c’est un drame absolu’’ insistant sur la nécessité de faire ‘’une échographie qui est un prolongement de l’examen clinique’’. ‘’C’est inacceptable de voir encore des accouchements à domicile. Même à Dakar ça se produit encore avec tout ce que ça comporte comme danger pour le bébé, les sages femmes qui le font sont des criminelles’’, a-t-il déploré.

‘’Si on assure la santé maternelle, l’enfant a déjà 54% de chances de survivre’’, a dit le médecin, en rappelant que ‘’les soins post natales sont gratuites’’.

Cet atelier trouve toute son importance car elle soulève ‘’une préoccupation commune qui est celle de la survie et du développement de l’enfant’’, a affirmé, de son côté, le professeur Galaye Sall, expert en santé de l’enfant au service pédiatrie de l’Hôpital Aristide le Dantec. ‘’Le droit à la santé est un droit humain. Tout un chacun doit assurer ce droit. On est frappé par la gravité de la situation de la santé des enfants car avec l’indicateur de développement, il y a 12 fois plus de morts néonatales au Sénégal qu’en France’’ a-t-il déploré.

‘’70% des cas sont dus à des problèmes de santé qu’on peut facilement prévenir ou prendre en charge précocement’’ a-t-il indiqué, en expliquant que pour résoudre ces problèmes, ‘’il y a deux leviers fondamentales : la vaccination et le suivi de la promotion de la croissance’’. ‘’La gestion actuelle de la couverture sanitaire est très fable car l’un des droits clés est l’équité. Au Sénégal, la politique de santé ne met pas l’attention sur la santé communautaire car 80% des décès se passent à domicile’’, a encore déploré le professeur Sall qui a invité à ‘’la mise en place de relais communautaires’’.

Source : http://www.sante.gouv.sn